ADN

adnAu bout de 20 années dans une entreprise, on a la facheusse habitude de faire entrer cette entreprise dans tous les interstices de sa vie. Dans la cuisine grâce à des mugs publicitaires, dans les amitiés : et oui, qui est cette personne exactement pour moi ? un ami ? un collègue ? un ex-collègue ?

L’entreprise entre également dans le language. A …. on fait comme ci, à …. on a fait ça.

Le langage est difficile à changer. Je me prends à dire encore « on » ou « nous » lorsque je mentionne mon ex-employeur. C’est un travail au quotidien que de se reprendre.

En fait, il ne s’agit pas simplement de mentionner systématiquement son ancien employeur dans les conversations mais il s’agit ici de se libérer de son ancien employeur/tortionnaire. De ne plus être responsable de leurs décisions, de ne plus s’excuser lorsque des clients ont eu des mauvaises expériences. Cela fait partie du processus de deuil. Le lien doit être coupé. Même si ce lien a été maltraité et violemment déchiré, il reste des bribes qu’il convient de détacher, avec respect et sans haine.

Ils ne valent pas la peine que j’utilise mon énergie à les haïr.

bon vent…

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Lettre thérapeutique

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Comment ai-je pu être surpris par ce qui m’est arrivé ?

N’importe quel lecteur de ces lignes pourrait me dire : « et bien, ça ne m’étonne pas, c’était évident ».

Bon, et bien, de mon côté, je pense que je devais encore croire à la justice supérieur. Je devais entendre ma maman qui disait « si tu travailles bien, tu seras content de toi, et tu seras récompensé ».

J’ai été absent quelques mois pour des raisons familiales et, à mon retour, on m’a clairement indiqué qu’on avait plus besoin de moi.

Quelles sont les émotions que je ressens ?

Beaucoup de sentiment d’injustice. De très nombreuses fois, les RH m’ont dit « délègue, fait confiance ». OK. C’est ce que j’ai fait. J’ai du travailler énormément sur moi-même pour accepter que les choses ne soient pas faites comme je le souhaite initialement. Beaucoup de lâcher prise, en se disant que les choses pouvaient tout à fait être bien faites même si je les aurais faite totalement différemment.

Avant mon absence de longue durée, j’ai donné toutes les clés. Ils en ont profité pour changer les serrures.

J’ai pô compris

« Je ne comprends pas, on nous vend toujours des logiciels en disant que ça va simplifier la vie de tout le monde et à chaque fois il faut prévoir des ressources pour s’occuper du nouveau système, c’est pas logique…..bla….bla….bla »

Que répondre lorsqu’une Directrice vous dit cela ?

J’aurais dû lui répondre cela :

« Qui t’a dit que cela allait simplifier la vie de tout le monde ? »

mais cela n’est pas sorti sur le moment. Peut-être vaut-il mieux d’ailleurs car, en ce moment, j’ai tendance a laisser tomber mes filtres et à dire ce que je pense. Cela va me jouer des tours…

En fait, pour beaucoup de projets de systèmes d’informations, ça simplifie la vie de la direction en fin de compte. Et oui, c’est bien le management qui a des statistiques plus fiables (à condition de faire confiance en ceux qui les extraient) et qui pourrait, en théorie, mieux piloter l’entreprise grâce à cela.

Sur le terrain, la mise en place d’un nouveau système d’information est non seulement énergivore mais souvent chronophage et pas seulement dans la phase d’implémentation. En tout cas c’est bien comme cela que beaucoup d’acteurs du système le perçoivent.

Le problème vient souvent du fait que la personne qui « donne à manger à la machine » n’est pas le même que celui qui en retire des datas, de la matière à mettre dans des outils de pilotage.

Bon, relativisons…. dans une séance de la même journée, cette même directrice demandait si des puces intégrées dans des vêtements n’allaient pas diffuser trop d’ondes…

Tout est question de perception.

L’herbe est-elle plus verte ailleurs ?

herbe-plus-verteAujourd’hui visites, rencontres, échanges.

Nous nous sommes rendus, pour un de nos projets, dans deux entreprises semblables qui ont déjà mis en place les outils que nous avons sélectionnés.

Résultat :

Un projet avec un sponsors issu de la Direction et qui supporte vraiment un projet = ça existe.

Des membres de direction qui prennent des décisions couillues et qui retroussent les manches pour justifier leur choix = ça existe aussi.

J’en passe.

Sur le moment, c’est très motivant car on se sent compris. Nos problèmes quotidiens arrivent à d’autres et on s’installe dans le divan de la compréhension.

Le retour à la réalité est dur. La motivation laisse la place à la frustration.