Chaises musicales

Plusieurs services se marchent dessus…chaisesmusicales

  • Des réceptionnistes ne peuvent pas s’occuper des clients car on leur demande de faire de la Formation;
  • Des informaticiens 1er niveau ne peuvent pas faire de tickets car on leur demande de faire des projets;
  • Des informaticiens expérimentés ne peuvent pas faire des projets car on leur demande de faire des tickets;
  • Des chefs de projet ne peuvent pas faire des projets car on leur demande de gérer des interfaces;
  • Des financiers font des RH (ils n’ont pas confiance en ceux qui ne sont pas de leur caste);
  • Les RH font du reporting pour les finances;
  • Des techniciens expérimentés font du travail administratif car ils en ont marre de leur boulot d’origine (mais au même salaire);
  • Des chefs de services font de la formation, car ils trouvent cela rigolo;
  • Un service de comm’ ne fait plus de comm’, car il y a une agence externe;
  • Des formateurs ne peuvent pas former car on veut les évincer;
  • Des personnes à la retraite dans 2 mois font des formations sur le Big Data et l’impact de l’organisation du travail sur la santé;
  • Des services liés de près à la digitalisation des processus et à l’innovation n’obtiennent pas de formation car « on n’a pas le budget ».

et moi… j’écris un article du blog au lieu de manger. Tout fout le camp !

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Improvisation

improvisationPeut-on travailler n’importe comment pour satisfaire l’amateurisme ambiant ?

Lorsque l’improvisation est la seule stratégie du management et que celui-ci veut en faire un art de vivre et demande aux professionnels d’être plus « pragmatiques » cela implique en fait que le management jette à la poubelle toutes les compétences acquises par voie de formation continue ou d’expérience professionnelle.

N’importe quel rapport remis à la direction est jugé comme trop long, trop compliqué et n’est simplement pas lu.

Ils veulent des réponses toutes faites mais lorsque l’on prend cette autonomie là on n’est pas couverts par nos dirigeants s’il y a un problème.

Alors que faire ?

… mettre à jour son CV.

Prendre la situation avec humour.

Bon ce n’est pas un blog de plaintes. Je ne vais pas me lamenter ici chaque jour.

Je regarde autour de moi et je me dis que je peux faire avec. Il y a pire, non.

Un type de 64 ans qui pourrait être à la retraite dans 3 mois et qui demande à prolonger d’un semestre afin de pouvoir, inconsciemment, empêcher son service entier de se renouveler et de prouver ce qu’il peut faire.

Une femme de 62 ans, qui bosse depuis 25 ans dans la boîte : toute la substance de son boulot lui a été enlevée. Franchement tout le monde se demande comment elle occupe ses journées. Elle s’est mise en maladie, probablement pour éviter de devoir affronter ce vide au quotidien.

Une femme de 63 ans, qui crée des « gazettes » papier pour communiquer sur son job et qui va prendre des cours aux frais de la princesse. Et pas n’importe quel cours : une journée intensive sur le « Big data » !!!

Et j’en passe, et des meilleurs, je ne vous parle même pas du mec qui est passé maître dans la délégation et qui obtient une formation sur l’organisation du travail et son impact sur la santé !! Ou du directeur qui est coaché pour pouvoir jouer son rôle au quotidien.

La vie est pleine d’humour…

J’ai pô compris

« Je ne comprends pas, on nous vend toujours des logiciels en disant que ça va simplifier la vie de tout le monde et à chaque fois il faut prévoir des ressources pour s’occuper du nouveau système, c’est pas logique…..bla….bla….bla »

Que répondre lorsqu’une Directrice vous dit cela ?

J’aurais dû lui répondre cela :

« Qui t’a dit que cela allait simplifier la vie de tout le monde ? »

mais cela n’est pas sorti sur le moment. Peut-être vaut-il mieux d’ailleurs car, en ce moment, j’ai tendance a laisser tomber mes filtres et à dire ce que je pense. Cela va me jouer des tours…

En fait, pour beaucoup de projets de systèmes d’informations, ça simplifie la vie de la direction en fin de compte. Et oui, c’est bien le management qui a des statistiques plus fiables (à condition de faire confiance en ceux qui les extraient) et qui pourrait, en théorie, mieux piloter l’entreprise grâce à cela.

Sur le terrain, la mise en place d’un nouveau système d’information est non seulement énergivore mais souvent chronophage et pas seulement dans la phase d’implémentation. En tout cas c’est bien comme cela que beaucoup d’acteurs du système le perçoivent.

Le problème vient souvent du fait que la personne qui « donne à manger à la machine » n’est pas le même que celui qui en retire des datas, de la matière à mettre dans des outils de pilotage.

Bon, relativisons…. dans une séance de la même journée, cette même directrice demandait si des puces intégrées dans des vêtements n’allaient pas diffuser trop d’ondes…

Tout est question de perception.

English spoken

'Strategy' highlighted in greenIl était une fois un nouveau directeur… qui parlait à peine l’anglais.

Soit.

Ce n’est pas forcément une obligation mais bon, dans une entreprise internationale c’est quand même un peu mieux.

Mais, il mène bien son bateau étant donné que, à chaque fois qu’il est convié à une séance qui va se dérouler dans la langue de Shakespeare il prétexte avoir d’autres obligations ou ne rien à faire dans cette séance qui ne le concerne pas.

Sauf que… ça se remarque mon cher.

Ce qui se remarque encore plus c’est la faute dans la signature de tous ses mails : Chief Strategic Officer au lieu de Chief Strategy Officer.

Quand on est Voltaire, on reste Voltaire, on n’essaie pas d’être Shakespeare et surtout… on cultive son jardin au lieu de laisser s’étendre la jachère ..