Chaises musicales

Plusieurs services se marchent dessus…chaisesmusicales

  • Des réceptionnistes ne peuvent pas s’occuper des clients car on leur demande de faire de la Formation;
  • Des informaticiens 1er niveau ne peuvent pas faire de tickets car on leur demande de faire des projets;
  • Des informaticiens expérimentés ne peuvent pas faire des projets car on leur demande de faire des tickets;
  • Des chefs de projet ne peuvent pas faire des projets car on leur demande de gérer des interfaces;
  • Des financiers font des RH (ils n’ont pas confiance en ceux qui ne sont pas de leur caste);
  • Les RH font du reporting pour les finances;
  • Des techniciens expérimentés font du travail administratif car ils en ont marre de leur boulot d’origine (mais au même salaire);
  • Des chefs de services font de la formation, car ils trouvent cela rigolo;
  • Un service de comm’ ne fait plus de comm’, car il y a une agence externe;
  • Des formateurs ne peuvent pas former car on veut les évincer;
  • Des personnes à la retraite dans 2 mois font des formations sur le Big Data et l’impact de l’organisation du travail sur la santé;
  • Des services liés de près à la digitalisation des processus et à l’innovation n’obtiennent pas de formation car « on n’a pas le budget ».

et moi… j’écris un article du blog au lieu de manger. Tout fout le camp !

Séisme

make-everythingIl y a un risque de séisme dans mon service.

Sans entrer dans les détails, mon service est un département multi-tâches.

Nous gérons des projets, nous faisons de l’analyse fonctionnelle, nous sommes webmasters, community managers, spécialistes SIRH et nous gardons bien souvent quelques compétences liées aux projets que nous avons menés dans le passé.

Devons-nous avoir honte de savoir faire plusieurs choses ?

Notre management ne s’y retrouve pas. Pour eux :

« C’est pas logique. Ce n’est pas clair. Quand je vois l’organigramme je ne comprends pas ce que vous faites. Vous ne rentrez pas dans les cases… dans les tiroirs. »

et alors ?

Je pense que si notre management avait été impliqué dans des entreprises innovantes le monde serait un peu différent aujourd’hui :

« non, mais c’est soit pour écouter de la musique, soit un GPS, soit un téléphone. On ne peut pas faire tout à la fois. C’est pas logique. C’est pas clair…. c’est du jamais vu… l’Iphone de marchera pas. »

« c’est soit un couteau, soit une lampe de poche, soit un tire bouchon. Cet objet méconnu, le couteau suisse, ne rentre pas dans les cases. »

J’ai pô compris

« Je ne comprends pas, on nous vend toujours des logiciels en disant que ça va simplifier la vie de tout le monde et à chaque fois il faut prévoir des ressources pour s’occuper du nouveau système, c’est pas logique…..bla….bla….bla »

Que répondre lorsqu’une Directrice vous dit cela ?

J’aurais dû lui répondre cela :

« Qui t’a dit que cela allait simplifier la vie de tout le monde ? »

mais cela n’est pas sorti sur le moment. Peut-être vaut-il mieux d’ailleurs car, en ce moment, j’ai tendance a laisser tomber mes filtres et à dire ce que je pense. Cela va me jouer des tours…

En fait, pour beaucoup de projets de systèmes d’informations, ça simplifie la vie de la direction en fin de compte. Et oui, c’est bien le management qui a des statistiques plus fiables (à condition de faire confiance en ceux qui les extraient) et qui pourrait, en théorie, mieux piloter l’entreprise grâce à cela.

Sur le terrain, la mise en place d’un nouveau système d’information est non seulement énergivore mais souvent chronophage et pas seulement dans la phase d’implémentation. En tout cas c’est bien comme cela que beaucoup d’acteurs du système le perçoivent.

Le problème vient souvent du fait que la personne qui « donne à manger à la machine » n’est pas le même que celui qui en retire des datas, de la matière à mettre dans des outils de pilotage.

Bon, relativisons…. dans une séance de la même journée, cette même directrice demandait si des puces intégrées dans des vêtements n’allaient pas diffuser trop d’ondes…

Tout est question de perception.